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GDACS : comment fonctionne le système mondial d'alerte aux catastrophes

Alertes vertes, orange et rouges : ce que calcule GDACS et à qui il s'adresse
27 octobre 2026 par
GDACS : comment fonctionne le système mondial d'alerte aux catastrophes
DYONYSOS

Lorsqu'un séisme majeur frappe une région lointaine, des cartes et des alertes apparaissent souvent en quelques minutes, colorées en vert, orange ou rouge. Beaucoup proviennent de GDACS, un système encore peu connu du grand public mais très utilisé par les acteurs humanitaires.

GDACS en quelques mots

GDACS (Global Disaster Alert and Coordination System, système mondial d'alerte et de coordination en cas de catastrophe) est un cadre de coopération entre les Nations unies, la Commission européenne et des gestionnaires de catastrophes du monde entier. Il a été lancé en 2004.

Son objectif : combler le manque d'informations et améliorer la coordination dans la toute première phase qui suit une catastrophe soudaine de grande ampleur.

Qui fait quoi ?

  • Le Centre commun de recherche (JRC) de la Commission européenne produit les estimations automatiques et l'analyse de risque qui fondent les alertes.
  • Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) assure le secrétariat et gère une plateforme de coordination réservée aux intervenants, le Virtual OSOCC.
  • UNOSAT (UNITAR) facilite la coordination de la cartographie par satellite, pour éviter que plusieurs organisations cartographient la même zone en parallèle.

Quels phénomènes sont suivis ?

GDACS couvre plusieurs aléas naturels à déclenchement rapide ou progressif :

  • les séismes et les tsunamis ;
  • les cyclones tropicaux ;
  • les inondations ;
  • les éruptions volcaniques ;
  • les sécheresses ;
  • les feux de forêt.

Que signifient les couleurs ?

Les alertes GDACS sont préliminaires et automatiques. Elles s'adressent d'abord à la communauté humanitaire internationale et indiquent la probabilité qu'une aide internationale soit nécessaire :

  • Vert : événement modéré, une aide internationale est peu probable ;
  • Orange : catastrophe locale potentielle, une aide internationale pourrait être requise ;
  • Rouge : catastrophe potentiellement grave, une aide internationale est probablement nécessaire.

Une alerte verte ne signifie donc pas « aucun danger » : un séisme classé vert peut tout à fait être ressenti fortement et causer des dégâts localement. Elle signifie seulement que le pays concerné devrait, a priori, pouvoir faire face par ses propres moyens.

Comment l'alerte est-elle calculée ? L'exemple des séismes

Pour un séisme, GDACS combine automatiquement plusieurs éléments, d'après sa documentation méthodologique :

  • les cartes d'intensité des secousses (lorsqu'elles sont disponibles, généralement pour les séismes de magnitude supérieure à environ 5,5) ;
  • la magnitude et la profondeur ;
  • la population exposée autour de l'épicentre ;
  • la vulnérabilité du pays et sa capacité à faire face, estimée à partir de l'indice INFORM.

Le résultat est un score, traduit en couleur. Si l'intensité maximale estimée dans les lieux habités reste modérée, l'alerte est verte d'office. Pour les cyclones, les inondations ou les feux, des modèles propres à chaque aléa sont utilisés.

Les limites reconnues par GDACS

GDACS est transparent sur les limites de ses calculs. Sa documentation indique notamment que :

  • les notifications automatiques ne peuvent pas prédire de façon fiable l'impact humanitaire réel ;
  • les algorithmes sont empiriques et conçus comme des alertes précoces approximatives ;
  • l'indice de capacité d'adaptation est une simplification, limitée par la qualité des données ;
  • la méthode de secours, utilisée quand les cartes de secousses manquent, tend à surestimer l'impact ;
  • le risque de tsunami fait l'objet d'une évaluation séparée.

Les niveaux d'alerte peuvent donc évoluer au fil des heures, à mesure que les données se précisent.

GDACS ne remplace pas les alertes nationales

GDACS le précise lui-même : ses alertes ne se substituent pas aux avertissements des autorités nationales ou locales de protection civile. Pour savoir quoi faire, ce sont toujours les consignes des autorités du pays concerné qui priment. En France, FR-Alert et les préfectures ; en Belgique, BE-Alert et le Centre de crise national.

Pourquoi l'utiliser malgré tout ?

  • Pour obtenir une vue d'ensemble mondiale des événements en cours.
  • Pour comprendre rapidement si un événement lointain risque d'avoir un impact humanitaire majeur.
  • Pour accéder à des liens vers les cartes satellitaires et rapports produits par les partenaires.

Comment consulter GDACS

Le site public de GDACS présente une carte mondiale des événements en cours et une liste filtrable par type d'aléa, par niveau d'alerte et par période. Pour chaque événement, une fiche détaille les paramètres utilisés (magnitude, vitesse des vents, population exposée), l'historique des mises à jour et, le cas échéant, des liens vers les cartes produites par les services de cartographie satellitaire. Des flux de données sont également proposés pour les réutilisateurs. Gardez à l'esprit que la fiche reflète l'état des connaissances au moment du calcul : vérifiez toujours la date de la dernière mise à jour.

En résumé

  • GDACS est un cadre de coopération ONU – Commission européenne lancé en 2004.
  • Ses couleurs mesurent le besoin probable d'aide internationale, pas le danger local.
  • Ses alertes sont automatiques, préliminaires et révisables.

Sources

Informations vérifiées auprès des sources suivantes (consultées en octobre 2026) :

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Important : ce portail est un outil d'information. Il ne remplace pas les alertes et consignes officielles des autorités. En cas de danger immédiat, composez le 112.

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